Vous souhaitez voir plus de photographies de Madagascar? J’ai tout ce qu’il faut pour vous (faire rêver) ici sur tugna.com.
J-4
Départ dans 4 jours.
Cap sur Mada, enfin Madagascar. Cette habitude de raccourcir tous les noms des destinations touristiques nous semble désuète. Madagascar ne mérite pas un tel châtiment. Ce blog sera le récit d’une aventure à Madagascar et pas celui d’un voyage à Mada. 20 jours ce n’est déjà pas beaucoup alors nous n’allons pas commencer à tout couper. J’ajouterais avant notre prochain post que j’ai créé une page facebook. Vous pouvez si vous le souhaitez devenir fan de “20 jours à Madagascar”. Nous n’irons pas jusqu’à vous supplier de devenir fan, phénomène absurde de ces dernières années ou de ces derniers mois: “Allez stp, deviens fan de ma page sur la broderie”. Je pensais qu’on devenait fan mais je comprends désormais qu’avec facebook on achète les fans. Bref, vous l’aurez compris, nous sommes des aventuriers cool qui n’ allons ni vous acheter ni raccourcir les noms. Tout cela n’a rien à voir avec Madagascar pour l’instant mais c’est normal nous sommes en J-4 et nous n’avons pas encore posé nos pieds sur l’île Rouge.
Martin
J-2
Nous ne savons toujours rien de notre voyage à part que nous allons utiliser les services de la compagnie Corsair et que nous arrivons à Antananarivo le 26 Juillet 2011. Les aventuriers que nous sommes allons donc faire quelques dernières courses: médicaments, moustiquaires de compétition et couteau suisse. Seule la fonction décapsuleur de ce dernier sera utile mais ça nous le savons pas en J-2. En J moins quelque chose nous sommes de toute façon un peu naïfs. Pourtant l’information sur Madagascar ne manque pas: bouquins, guides, forums…mais jusqu’à la dernière minute nous choisirons de ne quasiment rien lire. Nous effleurerons les premières pages du guide seulement en arrivant à Antananarivo. Cette façon de voyager est d’ailleurs brevetée par l’équipe de “20 jours à”. C’est aussi nous devons l’admettre un peu de flemme. La flemme de lire les pages des guides, de réserver des hôtels, d’imaginer un parcours et de s’y arrêter. Bref c’est un mélange de flemme et de plaisir de s’en remettre au hasard de la vie. Quel plaisir de se lever un matin et de dire ok on va au Sud alors que nous parlons du Nord depuis 3 jours. Vous sentirez vos neurones bouleversés et votre imagination retournée. Projections, images, rêves tout à coup comme ça au détour d’une route sont tous remplacés par de nouveaux. C’est excitant et un peu effrayant parfois car même si nous sommes des grands aventuriers, nous avons un billet retour en général. Cette deadline surtout à Madagascar nous y penserons tous les jours. Chaque pas supplémentaire vers le Sud est un pas à faire ensuite vers le Nord et nous ne savons jamais à quel rythme. Je n’en dis pour l’instant pas + car nous sommes en J-2 et nous sommes censés en J-2 ne pas être encore parti. (Je copie les notes d’un cahier).
20 jours à Madagascar vous donnera en tout cas nous l’espérons l’envie d’aller visiter Madagascar, l’envie de reproduire ce type de voyage où le hasard et les rencontres règnent sur les guides de voyage. Vous verrez que le trajet que nous allons faire en 20 jours est extraordinaire et un peu décalé. Enjoy!
Départ – Mardi 26 Juillet 2011 – Paris – Antananarive
RV au RER Luxembourg direction Antony et Orly avec l’automatique Orlyval. Nous décollons à 19h00 de Paris. Places 16J et 16K. Nous perdrons le lever du soleil en arrivant à Madagascar mais éviterons le contre jour. A penser en réservant. Si vous allez vers le Sud, les places sur la gauche côté fenêtre permettent de voir le soleil se lever. Sympa parfois si vous avez de bonnes lunettes de soleil. Le soleil se lève donc et le capitaine annonce: “Nous arriverons sur la Grande île d’ici 1 heure, bon voyage ou bon retour…” Le rêve commence…la Grande Ile…En regardant par la fenêtre j’entends dans mon oreille gauche François qui lance un “Waouhhh”. C’est rouge, c’est beau et la lumière rasante du petit matin caresse un magnifique relief. Nous arrivons quelques collines plus tard à l’aéroport. A moitié endormi j’oublie de remplir mon papier pour la police. Un gars de l’aéroport me voyant somnoler me donne un coup de main. Il me demande 5 euros. Je file à l’anglaise, surpris, un peu. Nos sacs sortiront en dernier et François me rappelle la logique du FILO. First IN, Last OUT.
Comme dans chaque pays que j’ai visité le moment où vous arrivez à l’air libre après avoir passé les portes (souvent) vitrées de l’aéroport est inoubliable. C’est la rencontre avec les premiers bruits, les odeurs et images du pays. Vous entendez généralement derrière vous les portes se refermer et vous savez que le voyage commence vraiment à cet instant. Livrés à vous-même (ou à vos compagnons de voyage) c’est le moment où il faut être V.A.S. (vif, attentif, sympathique). Expression également brevetée par l’équipe de “20 jours à…” Vif: ce n’était absolument pas mon cas ce matin là. 5 gars se jettent sur moi pour me proposer leur service de taxi. Les prix commencent à 40.000 MGA. Attentif: un effort d’attention énorme me permet de distinguer derrière ces visages une camionette qui semble être le truc qui transfert les touristes jusque dans le centre. Son coût est de 10.000 MGA par personne. Nous grimpons sans hésiter et saluons tous les taxis nous ayant fait une offre: sympathique. Notre V.A.S. est accompli.
Letmotiv du voyage, le hasard (ou l’envie de descendre en même temps qu’une charmante et solitaire voyageuse) nous entraînera au Saint-Germain, un hôtel dans le centre de Tana. Malheureusement Marc un gars à l’accueil nous annonce que c’est complet. Déçus nous nous faisons une raisons et essayons déjà d’oublier cette femme qui voyage visiblement seule et avec qui nous aurions bien échangé quelques mots de + si un Zanatan n’avait pas monopolisé la conversation dans l’ivatobus. Nous rebroussons chemin mais au moment de franchir la porte, la patronne apparaît et se présente fièrement comme telle. C’est son hôtel, sa réussite. La patronne est une femme libérée et indépendante qui visiblement a réussi grâce à son travail. Ce n’est peut-être que la fille du patron après tout mais peu importe. Je m’amuse de ce détail et me souviendrai du Saint-Germain et de sa patronne. Elle nous libère finalement une chambre au dernier étage où nous dit-elle il y a quelques valises mais comme elle le dit très bien ça ne nous dérangera pas. Si la patronne le dit, nous n’en doutons pas un instant, récupérons la clé de la chambre et filons nous reposer et réaliser. C’est à dire mettre le réel en place. Comprendre où nous sommes, essayer de s’en rappeler. Un moment de détente important avant de continuer. Notre sieste sera interrompue par le Marc de l’accueil qui vient récupérer un frigo. Les règles du jeu semblent différentes ici et nous n’allons pas nous scandaliser pour ce mini dérangement. D’ailleurs le frigo était mini aussi. Nous restons donc un minimum sympathique.
Nous irons dîner au Sakamanga, une adresse sympa où vous croiserez expatriés et routards qui peut-être comme moi ont le sentiment de faire un dernier vrai repas avant de partir réellement à l’aventure.
Antananarive – 28 Juillet 2011
Réveil à Antananarivo à l’hôtel Saint Germain et mini tour dans Tana avant de retrouver notre contact francophone Sarah avec qui nous irons déjeuner dans un restaurant surplombant tout Tana. Nous commandons du poisson et de l’Eau Vive, si pure si nature. Nous nous remettons doucement du décalage horaire d’une heure et baladerons gentiment sur les hauteurs de Tana jusqu’au palais de la Reine, le Rova de Manjakamiadana, situé à 1463 m d’altitude sur la plus haute colline d’Antananarivo. Un peu bleus que nous sommes, nous ne trouvons pas l’entrée et en quelques minutes nous voilà disparus dans les ruelles, chemins et maisons cachés derrière le palais. Nous tentons de rejoindre les rizières que nous apercevons en contrebas. Nous croisons toute la misère de Tana mais aussi les plus beaux sourires. Nous nous perdons. Il faudra remonter pour redescendre et souvent partir vers la gauche pour aller à droite. Finalement au bout de quelques heures de balade nous arrivons à rejoindre un carrefour avec une vraie route et récompenserons nos efforts par un bon café. Nous descendons même jusqu’aux rizières que nous apercevions depuis tout là haut. L’objectif est atteint.
Un “hep taxi” et nous sommes de retour à la villa. Pas si simple cependant puisque nous ne connaissons pas l’adresse de celle-ci mais en décrivant un peu le quartier nous arrivons à la villa presque aussi vite que le suggère ma première phrase. Nous ouvrons en grand la carte IGN au 1/250.000° achetée chez Gibert l’avant veille. Le boulevard Saint-Michel me paraît vraiment loin à ce moment là où j’aperçois le code barre de la carte. Je m’empresse de le décoller et d’oublier d’où je viens pour me concentrer où je vais. Enfin où nous allons. Nous sommes 2 et allons décider ensemble d’un trajet. François rêve du Nord, de Diego Suarez, de Nossy Be. Je penche plus pour le Sud et l’Ouest parce que c’est peut-être moins typique et aussi parce qu’il y a moins de moustiques paraît-il. Nous restons tout de même perplexes et ne comprenons pas bien comment aller de Morondava à Morombe. Aucun guide ne l’explique clairement. Nous avons lu et entendu tout et son contraire: “tronçon impossible”, “il faut le faire en camion”, “le mieux c’est en bateau du Nord au Sud”, “en boutre du Sud au Nord”…bref nous n’avons pas à ce jour de réponse et rêvons de faire la boucle Tana-Tana en passant par Tuléar sans revenir sur nos pas. Notre étude de la carte sera interrompue par une coupure d’électricité. Nous découvrirons les bougies seulement quelques heures plus tard malheureusement. Après tout quelques heures dans le noir ne nous font pas de mal et la discussion sur notre destination n’est que plus intense. Nous sommes dans le noir et allons voyager à l’aveuglette visiblement.
Antananarive – Antsirabe – 29 Juillet 2011
Le rhum banane de la veille a fait son effet. Le réveil matinal est comme prévu impossible. Nous quitterons la gare routière du Sud seulement vers 14h00. Ambiance sympa dans le taxi-brousse. De jeunes chanteuses en herbe réparties équitablement comme par miracle dans celui-ci rythment le voyage. Les paysages sont somptueux et le coucher du soleil vient ajouter à notre premier trajet en taxi-brousse du rêve et de l’oubli. Nous arrivons à Antsirabe de nuit et bleu que nous sommes nous grimpons dans le premier taxi qui se présente. Le cul bien posé, d’un commun accord nous décidons de quitter ce taxi qui n’en n’est pas un. Nous tentons d’ouvrir les portes de l’intérieur et de l’extérieur mais rien à faire…nous sommes enfermés. Nous baissons les vitres et essayons de nous échapper. Le conducteur dont le visage est caché et son copilote semblent réaliser que nous réalisons que nous ne sommes pas dans un taxi. Ambiance tendue sur le parking. Nous attrapons finalement un pousse pousse à moteur (type becak) qui nous téléporte en quelques minutes à l’hôtel pour quelques ariary de moins.
Nous descendons au Nouveau Synchro Pub un hôtel charmant au bout d’un chemin sans lumière. Si vous aimez les araignées, c’est the place to be!
Antsirabe – Samedi 30 Juillet 2011
Douche froide avec araignée géante (géante sur le coup) marque le début de cette journée du 30 Juillet 2011. François qui a la phobie des araignées écourtera sa douche.
Petit déjeuner aussi peu agréable que le matelas dans lequel nous avons dormi. Nous filons dans le centre pour découvrir Antsirabe, retirer de l’argent et boire un bon café, faute de déguster une bonne pâtisserie. Très rapidement nous rejoignons notre parking préféré où nous réservons un taxi-brousse. Après plusieurs longues heures d’attente assis dans le taxi-brousse un chauffeur monte enfin, allume le moteur. Le départ semble imminent. Les minutes qui suivent seront encore plus longues encore que les précédentes. Le jeu des vases communicants commence. 4 personnes montent, 3 descendent…6 autres personnes montent, 2 descendent…visiblement certains passagers sont replacés dans un autre taxi-brousse. Finalement après 30 minutes de jeu nous sommes 22 personnes pour 15 places dans la camionnette. Malheureusement je ne suis pas encore très mora mora. Mon impatience, un mauvais pressentiment et l’état peu rassurant de la camionnette me feront prendre une décision rapide et un peu absurde. Je me tourne vers François et je lui dis qu’il faut abandonner ce véhicule. Je ne le sens pas, il est déjà tard. Je ne veux pas voyager de nuit. François me regarde et ne semble pas partager mon avis. “Moi je me casse” lui dis-je. Il me suivra un peu fâché mais je reste convaincu que ce choix a été le bon. Lorsque trop d’éléments négatifs se cumulent, il faut savoir prendre ce type de décision aussi absurde qu’elle soit. Nous retournons dans le centre, re réservons une chambre d’hôtel et partons à la pêche aux informations. Très vite nous faisons la connaissance de Paul, notre indic. Il nous mettra en relation avec Jean-Paul avec qui nous conviendrons d’un transfert en 4*4 jusqu’à Morondave. Départ prévu le 31 Juillet à 8h00 du matin.
Antsirabe – Morondave – 31/07/11
Décollage à 9h00 pétantes avec Jean-Paul. Direction plein ouest vers Morondave. La beauté des paysages nous coupe le souffle. Nous traversons l’Ouest de Madagascar en 6 heures environ. Parfois sans un mot. La route est bonne et le tronçon final est en bon état. Nous redoutions une mauvaise route. Nous passons au-dessus de nombreuses rivières qui portent parfois le même nom (ou alors nous tournons en rond). Le soleil se couche avant nous, vers 18h00 et malheureusement nous arrivons trop tard pour aller admirer l’allée des Baobabs.
Nous descendons au Morondava Beach et choisissons pour la forme la chambre ECO (20.000 Ar) sans eau chaude. La moustiquaire est incluse, les moustiques aussi. Nous dînons chez Alain et passons un bon moment. J’irai me coucher tôt. François aussi mais moins.
Morondave – 01/08/11
Quel plaisir et quel bonheur de petit déjeuner au bord de l’eau. Miel, pain et thé nous sont offerts. Nous en profitons pour écrire. Ma mémoire est courte et le rhum local souvent un peu coupé ne m’aide pas, alors j’écris et François aussi. Plus tard, mieux réveillés nous nous dirigeons vers la plage où nous rencontrons de petits crabes rapides et vifs. Il est tôt et il fait très très chaud. Nous croisons de nombreux malgaches sympathiques, tous guides ou piroguiers. La marée est basse. Nous aimerions nous baigner. Du coup nous parlons marée, marée haute, marée basse et nous nous marrons. Comme le propose notre bungalow je m’offre un massage. Je ressortirai avec un mal de dos énorme. Mais la plage n’est pas loin et finalement je me rends compte que le meilleur des massages est procuré par l’eau, le sable et le vent. L’après midi passe, le temps aussi. Nous voilà le soir.
Plus tard nous vivrons notre seconde coupure d’électricité alors que nous venions de commander du poisson. Nous sommes dans un restaurant hyper vazaha avec du wifi. Nous étions presque dépaysés, dommage…La coupure durera bien une heure. Nous sommes à la bougie et l’ambiance est désormais beaucoup plus chaleureuse. Le doute s’installe. Nous ne savons pas si l’électricité reviendra. Secrètement j’espère que non. Nous enchaînons les rhums gingembre et vanille. L’électricité ne revient pas, nous sommes ivres. Enfin je le suis mais dans mes notes je crois que j’ai noté nous. Je crains désormais le retour de l’électricité. Nos voisins vont nous démasquer. Métamorphose mise en lumière. Ce n’est que le début de la nuit. Nous recroisons nos amis de la Réunion connus le même jour. Ils nous entraîneront vers leur route du rhum.
Morondave – Belo sur Mer – 02/08/11
Vers 10h00 à notre porte un “toc toc” nous réveille. Anne et Paul sont venus nous chercher et vérifier si nous avions bien reçu leur message. La veille au soir un gardien du Morondava Beach m’avait interpellé: “Chambre 27?”. J’avais répondu “euhhhh…”. Anne et Paul nous avait laissé un message et nous proposaient de nous emmener jusqu’à Morombe via Belo et Manja en 4*4.
Nous partons donc avec Anne, Paul et leur chauffeur Rivo. La route est magnifique et défoncée. Nous longeons des rizières et traversons de pittoresques villages. Nous échangeons des regards tendres, sympathiques et particuliers avec les habitants. Le chemin pour Belo est long et compliqué. Bélo se mérite. L’arrivée est superbe. Nous marchons vers nos bungalows en passant devant un chantier de boutres. Nous traversons aussi un bras de mer qui a marée haute isolera notre sommeil du continent. Ambiance Robinson. La mer est superbe contrairement a ce que dit le Routard. Des pirogues et autres bateaux transportant du sel passent sous nos yeux toute la journée. Spectacle éblouissant.
La nuit tombe vite en Août, avant nous en tout cas. Le générateur s’allume. Nous commandons des THB. Notre bungalow est équipé d’un poste à radio K7 qui semble abandonné. Je trouve la bonne vieille touche “flèche” et profite des quelques heures d’électricité que nous avons pour écouter de la musique pure. La vitesse du lecteur semble parfois légèrement en deçà du niveau normal mais le son est bon à entendre. Nous sommes transportés et écouterons en boucle cette K7 toute la soirée. Je sais en regardant ce vieux poste que les prochains locataires feront la même chose probablement et cette idée me donne envie d’écouter plus attentivement la K7. Le courant s’arrête, nous dormons.
Belo sur Mer – 03/08/11
Notre seconde et vraie journée à Belo sur Mer est extra. Au fil de notre balade nous rencontrons les enfants du village, les piroguiers du village, les guides du village et un peu tout le monde assez vite. Nous croiserons Francis, un guide piroguier, 3 fois au moins. Il nous vante ses services et nous promet un peu la lune. Comme nous ne sommes pas si ambitieux nous n’irons pas nous balader avec lui. Il a l’air déçu et nous regarde un peu du coin de l’œil alors que nous dégustons un crabe délicieux dans un petit resto du centre ville. A ce moment là précisément, je ne sais pas pourquoi mais je pense à Dallas au Texas et je me dis que je ne suis pas à Dallas au Texas mais à Belo sur Mer à Madagascar. Bref il y a des tas de coins différents sur cette planète. Peut-être était-ce le sens de ce souvenir qui arrivait comme un cheveu sur mon crabe.
Plus tard nous rencontrons Narcisse un piroguier qui a priori ne souhaite pas nous embarquer sur sa pirogue. C’est bon signe nous pensons. Nous lui demandons si ça l’intéresse qu’il nous propose un tour en pirogue. Alors il nous propose un tour en pirogue. Nous irons avec Narcisse regarder le reflet de notre pirogue jusqu’à la barrière de corail. Notre pirogue en reflet est magnifique, nous surfons sur les vagues de la barrière de corail, nous et notre reflet. Beau moment de liberté. Nous avons le sentiment de vivre un moment authentique et d’être presque des aventuriers. Après quelques virements de bord nous rejoignons notre presque île et saluons Narcisse ou l’inverse peut-être. Je remarque bizarrement une ombre qui nous suit jusqu’à notre bungalow. Je me demande si c’est l’ombre de Narcisse, une sorte de reflet en moins bien mais en regardant plus attentivement je me rends compte que c’est l’ombre de Francis, le piroguier à qui nous avons dit non au moins 3 fois quelques heures plus tôt. Francis est là, il nous a vu partir avec un autre mais seule son ombre est là et nous ne le recroiserons finalement jamais.
Le soleil se couche sur le canal de Mozambique. Rivo, notre chauffeur vient nous rejoindre. Nous terminons ensemble une bouteille de rhum arrangé commencée la veille. Le générateur nous accompagne. Après quelques arrangements à la vanille nous filons nous coucher. Il ne nous reste que quelques minutes avant que l’électricité ne soit coupée. Je trouve la touche “flèche” et nous écoutons un peu de musique traditionnelle malgache avant de nous endormir.
Belo sur Mer – Manja – 04/08/11
Jamais je crois n’avoir si bien dormi.
Serait-ce le rhum arrangé, le crabe ou le poisson dégusté la veille? Je penche pour le rhum et le rhum penche pour moi et pour nous.
François, lève tôt, bouquine sur la plage positionné habilement sur le banc de sable qui se découvre peu à peu. Je le rejoins, échange quelques coquillages et bavardages avec lui et trace ma route. Je suis intrigué par une image à quelques centaines de mètres de là et décide de m’en approcher. Mon M6 m’accompagne. Chaque déclenchement me confirme que c’est bien l’appareil idéal pour ce type de voyage. Je me sens léger. Je n’ai pris avec moi qu’un très simple et beau 35mm. Parfois j’aimerais avoir un petit 24 mm et à d’autres moments je pense à un 90 mm. Mais le voyage léger n’a pas de prix. Enfin, le cas échéant il a le prix du M6 et de son objectif
. Je m’approche d’un groupe d’enfants qui font des roulades acrobatiques dans le sable. Après chaque photo, certains d’entre eux viennent me voir en espérant voir la photo sur l’écran numérique. Malheureusement cette option n’existe pas sur mon appareil qui date de 1986. Les mômes se marrent et semblent presque se moquer de mon matos…S’ils savaient combien cet appareil est meilleur que tout ce qui fait aujourd’hui ils n’oseraient pas me défier ainsi. Nous ferons un bout de chemins avec ce groupe d’enfants avant de rejoindre notre cabane et faire notre sac. Nous quittons déjà Belo sur Mer.
Alors que le soleil est au plus haut nous quittons donc Belo direction Manja où nous arrivons au moment du coucher du soleil. Cette ville m’inquiète. Les habitants je ne sais pas pour quelle raison ne semblent pas être très contents de nous voir débarquer. Je lis de l’inquiétude et de l’angoisse sur leurs visages. Un vieillard aux yeux globuleux me regarde avec insistance. On dirait le plan séquence d’un film de morts vivants. Nous ne trouvons pas l’hôtel et faisons plusieurs fois demi tour. Nous repassons devant le vieillard qui me regarde une nouvelle fois avec insistance. Je prie pour qu’il esquisse un sourire. J’en tente un timidement mais je m’aperçois qu’il n’y a pas de répondant. Nous trouvons enfin l’hôtel. L’entrée est un portail en bois derrière lequel se sont agglutinés différents groupes de waza qui ne passent pas inaperçus. Je remarque entre autres un groupe de 4 gars qui tournent visiblement au rhum depuis un bon moment et qui semblent bien s’amuser. Je suis rassuré de voir qu’on peut rigoler à Manja mais au moment de me retourner j’aperçois un être étrange de 2m de haut ni homme, ni femme. Manja définitivement m’angoisse et il ou elle a un air idiot et effrayant en fait. Sur la table à droite je vois que les 4 gars continuent d’être contents, je note une barbe avancée et me dis que nous sommes bien bien loin de tout ici à Manja. Quelques mètres derrière moi j’entends Anne dire à Paul: “tu es sûr que tu veux bivouaquer?”. Je comprends que je ne suis pas le seul à trouver l’endroit inhospitalier. C’est presque rassurant. Je leur laisserai le bungalow N°13 et nous prendrons le N°12 avec François. Je suis un poil superstitieux. Nous dînons avec Anne, Paul et Rivo ainsi que quelques chats et chiens qui sortent de nulle part. Nos voisins de table nous proposent d’échanger leur plat contre notre punch. Ce détail restera…
Nous gardons finalement notre bouteille de punch. Il m’assommera mais à 2heures du matin environ je suis réveillé par moi-même. J’étouffe, il n’y a pas de ventilation dans la chambre, la moustiquaire est mal positionnée. J’entends des moustiques près de mon oreille. Je flippe et ne trouve pas la bouteille d’eau. J’ai l’impression d’avoir une grippe et 39°c de fièvre. Je hurle sur François encore endormi: “Passe moi la flotte!” François me répond qu’elle est de mon côté. Erreur. Elle est de son côté. Je n’en peux plus de partager des lits défoncés dans des chambres non ventilées avec François. Je prie pour avoir mon propre lit tous les prochains jours qui suivent. François toujours 3/4 endormi ne mesure pas mon degré d’angoisse et de soif. J’escalade donc le François, arrache totalement la moustiquaire, me cogne contre les 4 murs de la chambre (il n’y a pas d’électricité) et trouve enfin une bouteille d’eau. Sauvé!
Manja – Andavadoaka – 05/08/11
Jamais, je crois n’avoir si mal dormi.
Décollage de Manja aux aurores. Nous quittons la jungle en direction de Morombe avec Anne, Paul et Rivo. Nous roulons 7 heures dans la brousse. Moment fort: la traversée de la rivière MANGOKY au niveau de BEVOAY. Deux mondes se croisent: nous les wazas et nos 4 ou 5 4*4 flambants qui allons vers le Sud et des travailleurs qui débarquent des centaines de sacs de ciment. Ils sont épuisés par le soleil et le poids des sacs. Nous les regardons et les prenons en photo. Ils souffrent et nous souffrons pour eux. Les sacs ne sont pas complètement étanches et ces hommes noirs imbibés de ciment deviennent gris. Nous traversons la rivière sur un bac qui a l’air susceptible de s’enfoncer sous le niveau de l’eau à tout moment. Il reste 45 km pour Morombe indique ma carte IGN au 1/125000ème. Sur la carte la route à l’air d’être excellente. Il en sera tout autrement. Ce sont 45km de montagnes russes. Cette portion sera de loin la plus fatigante de notre voyage.
Nous arrivons à Morombe épuisés. Nous nous refaisons une santé dans une bonne gargote. François se roule une clope. Un homme lui explique qu’il représente l’autorité dans la région et lui fait comprendre que ce type de tabac n’est pas très bien vu. Nous sommes au far west comme le dit le guide et les autorités nous le font comprendre. Le flic ne lâche plus François, je sens que nous pourrions terminer dans la taule du coin si le mec était de mauvaise humeur. Nous nous cassons. Le camion brousse pour Tuléar décolle à 14H. Ce sont, nous le pensons, nos derniers instants avec nos compagnons. Mais l’aspect du camion brousse, la fatigue, et d’autres éléments nous font finalement penser que nous sommes pas mal dans un 4*4 et nous continuons donc un bout de chemin avec nos copains. Nous ne prendrons notre indépendance que plus tard et évitons 17h de trajet pour l’instant. Nous quittons Morombe direction ANDAVADOAKA où nous arrivons au coucher du soleil. Ce coin du monde me rappelle un peu Punta del Diablo en Uruguay mais en mieux. Eau turquoise, petits bungalows, le soleil se couche sur le canal de Mozambique. Le pied.

Une ONG anglaise BLUE VENTURES est installée ici. Plutôt sympa comme spot. Je resterais bien avec eux quelques jours, mois ou années. Antoine un des gars de l’ONG nous prêtera sa tente pour les 2 nuits où nous resterons à ANDAVADAOKA. Nous ferons tente séparée avec François, lui le double toit en guise de tapis de sol et moi la tente sans les piquets. Je lui donnerai cependant de la hauteur en glissant mon gros sac de voyage. Quelques bières et punch coco nous aideront à passer une excellente nuit bercée par le bruit des vagues.
Andavadoaka – 06 Août 2011
Réveil là où nous nous étions couchés: Andavadoaka!
Après une douche à l’eau de sel filtrée, nous partons à la recherche de la plus belle plage. Nous commençons par tenter le Sud du village et faisons le certainement le bon choix. L’une des plus belles plages du monde selon mon classement personnel (prétentieux il paraît d’avoir un classement personnel de ce type).
Alors que nous dorons au soleil: un gars nous lance: “Salut! Vous avez réservé cette plage!? Ok on prend la prochaine”…Nous ne répondons pas trop sur le moment mais celui qui s’adresse à nous à ce moment là et qui passe avec ses copains deviendra et deviendront de bons copains. Je tente de lire mon bouquin “Nouvelles aventures de Madagascar” mais il fait déjà chaud et l’heure de l’apéro arrive vite. Plus tard je lirai dans l’ouvrage de Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie “qu’il ne faut jamais voyager avec des livres évoquant sa destination”. En gros j’aurais du lire Crimes et délits à la Bourse de Pékin plutôt. Je le saurai pour un prochain voyage.
Nous déjeunons au COCO BEACH jusqu’à 16 heures et resterons à la terrasse. La vue est superbe. Ce déjeuner éternel se terminera à l’heure de l’apéro. Nous faisons un plouf et à peine séchés François Ier, un autre François nous propose un Pastis. Ce plongeon sera l’occasion d’une rencontre riche avec des piroguiers très jeunes et assez fiers de nous dire qu’ils sont les propriétaires de leur pirogue.
La suite de la journée et le début de la soirée se déroule autour donc autour d’une bouteille de Pastis. Cette bouteille nous emmène jusqu’à la meilleure gargote du village où nous commanderons du “Capitaine” avec du rhum. Les prix sont exactement 10 fois inférieurs au Coco Beach et on y mange tout aussi bien, voire mieux. Excellente adresse à conserver. Face au resto une boîte de nuit nous tend ses bras. Nous suivons nos amis quadras célib (info à vérifier) et timidement effleurons la piste de danse. François Ier et François 2 se révéleront un peu moins farouches (inutile de vérifier cette info).
Andavadoaka – Salary – 07/08/11
Le vent a soufflé toute la nuit. J’ai déplacé ma tente 2 fois pour trouver l’emplacement idéal. J’assiste cette nuit là à la chute d’une météorite ou alors mon cerveau interprète une étoile filante géante en météorite. Le résultat est le même: j’ai vu une météorite.
Réveil à 10 heures direction Salary. Le trajet dure environ 4 heures. Nous descendons chez Francisco, un italien fou dont le resto et les bungalows sont merveilleusement bien placés. Nous surplombons la barrière de corail. L’eau est turquoise.
Je crois n’avoir jamais aussi bien dormi (bis). Nous ne resterons cependant qu’une seule nuit. Luxe, calme et volupté sont les mots qui me viennent à l’esprit en repensant à Salary. La piste d’atterrissage privée a visiblement été utilisée quelques mois plutôt par DSK pour se rendre dans l’hôtel d’à côté 5 étoiles. Celui où ne dormons pas. C’est un pêcheur qui me l’a confié.
Salary – Ifaty – Mangily – 08/08/11
Nous quittons Salary et Francesco sans regret.
La piste jusqu’à Ifaty est pleine de sable mais reste quand même une des meilleures pistes que nous ayons emprunté pour l’instant. Nous avons une pensée pour ce jeune couple français croisé chez Francisco faisant le chemin inverse. Nous essayons de calculer s’ils peuvent être à Tana le 15/08. Nous comptons tous les 5 les jours nécessaires pour remonter à Tana sans faire de pause. Nous concluons unanimement que c’est impossible! J’utilise contre mon gré ce point d’exclamation que je n’aime pas mais leur histoire et leur retard m’y oblige.
Arrivés à Mangaly, nous quitterons avec beaucoup d’émotion Rivo, Paul et Anne avec qui nous aurons partagé presque toute la côte Ouest de Morondave à Ifaty. Sacré chemin pensons-nous. Peu de kilomètres mais tellement d’heures et de péages. Nous passerons la nuit chez Cécile à Ifaty. J’ai une pensée émue pour ma Cécile qui a 98 ans. Chez Cécile comme chez Cécile on mange bien et le rhum est meilleur qu’ailleurs encore. J’ai spécialement aimé le rhum tamarin.

Plus tard dans la soirée je fais la connaissance de Nono un surfeur qui me propose de m’emmener sur la barrière de corail le lendemain. Nous nous donnons RV à 9h00 pour partir en pirogue et parcourir les 5km nécessaires.
Mangily – Tuléar – 09/08/11
Il a plu toute la nuit. Finalement Nono le surfeur ne sera pas venu me chercher.
Nous filons donc et rejoignons la route nationale. Pour cela nous passons devant chez Pop’s (Ambiance Roots). Ce sous-titre me fait sourire. Photo ci-dessous.
Nous sommes à la recherche d’un camion brousse. Nous le trouvons facilement mais décidons de faire un tour du village. Il nous filera malheureusement sous le nez. François me propose de marcher jusqu’à Tuléar et de faire du stop. Je suis un peu sceptique mais nous tentons le coup.
Un zébu nous regarde de travers et après 1 heure ou 2 au bord de la route sans succès nous retournons dans le centre et rencontrons des gars du village qui nous emmènent finalement en 4*4 jusqu’à Tuléar. Le montant de la transaction ne sera pas dévoilé. Je peux juste dire que l’urgence nous coûte dans doute 100 ou 200 fois le prix du camion brousse. Un peu vert nous arrivons à Tuléar en début d’après-midi de ce 09/08/11 où nous essayons de retirer de l’argent à la Société Générale, au Crédit Agricole et à la BOA. Tous les distributeurs sont vides ou ne fonctionnent pas. Il faut attendre la livraison de billets frais. Je pense que c’est une question de marée. Je me trompe certainement. Bref, nous retirons de l’argent, allons réserver un taxi-brousse pour Fianarantsoa et au moment de sortir de la gare nous croisons nos potes fans de Pastis que nous pensions ne jamais revoir. La joie de se recroiser est commune. Nous nous donnons RV pour l’apéro chez Alain à Tuléar, là où ils sont descendus. Alain est un personnage assez intéressant. Au moment où je l’aperçois la première chose qui me vient à l’esprit est que ce gars est ici depuis de longues années. De trop longues années…On dirait qu’il a échoué ici et a bien réussi mais il aurait été plutôt du côté des looser s’il était resté en France. Le regard en biais, la clope au bec, l’air mal réveillé et ses cheveux dans tous les sens me font penser ça. Peut-être que ce mec n’est pas celui que je décris mais j’ai l’impression d’avoir croisé plusieurs fois ce “type” à Madagascar. Looser en Europe, winner en Afrique. J’espère que je me trompe.
L’apéro et le dîner nous conduisent à faire un tour au zaza, adresse incontournable à Tuléar. L’une des meilleures de boîte de nuit de l’océan indien selon Carlos. Tous les guides le disent. Je ne sais pas ce que vaut cette référence mais nous allons y faire un tour. Nous buvons un verre et rentrons tranquillement à notre hôtel. Le voyageur selon le guide du Routard ressort souvent avec un goût amer de Tuléar. Ce n’est pas notre cas. Nous avons apprécié.
Tuléar – Isalo – 10/08/11
RV à 6h00 chez Alain avec nos compagnons nouveaux. Nous ne montrons une nouvelle fois pas dans le taxi-brousse réservé la veille. Nous nous glissons dans le coffre de leur 4*4…Voir ci-dessous la vue depuis le coffre. Sympa pour un coffre.

Direction le parc de l’ISALO…Majestueux pensons-nous en arrivant dans cette région. Notre temps est malheureusement limité et nous e pourrons pas visiter le parc. C’est peut-être le problème de ce voyage: nous sommes obnubilés par le temps. Nous fonçons en permanence pour être certain de rejoindre l’étape prévue. Perdre un jour peut vite devenir ennuyeux… Alors nous fonçons avec nos compagnons: François 1er, Denis, Patrick, Thierry et leur chauffeur. Nous remontons à vive allure la RN7 direction le Nord. Nous nous permettons quelques pauses quand même pour siroter une Three horses beer (THB).
Isalo – Fianarantsoa – 11/08/11
Un imprévu et une photo.
Nous arrivons finalement saufs et sains à Fianarantsoa avec une nouvelle roue.
Avec émotion nous nous séparons de François Ier, Patrick, Thierry et Denis. Nous avons suffisamment abusés de leur générosité et avons un train à prendre. C’est rare de pouvoir le dire à Madagascar. J’invite le lecteur à savourer cette phrase et à la relire éventuellement. En allant à la gare nous comprenons que le train est parti le matin même. Il faudrait dormir 2 nuits à Fianarantsoa pour aller à Manakara. Nous n’avons pas le temps.
Antananarivo – Mahambo – 13/08/11
Pas de notes.
Nous quittons Tana tôt le matin.
Nous arrivons du côté de Tamatave 6 ou 7 ou 8 heures plus tard.
Mahambo – 14/08/11
Mahambo – Antananarivo – 15/08/11
Pas de notes mais un coucher de soleil. (Nous rentrons à Tana). Nous sommes sur la RN2 du côté de Brickaville.
Antananarivo – 16/08/11
Pas de notes. C’est notre dernier jour à Tana. Notre avion est à 11h00 demain matin.
Nous passons notre ultime nuit dans une maison voisine à celle du président Andry Rajoelina. Nous le croiserons d’ailleurs plusieurs fois entouré de sa garde rapprochée.
Antananarivo – Paris – Barcelone – 17/08/11
Le trajet le plus long de ma vie.
Tana-Orly, Orly-Barça. Je suis grippé. Nous survolons la Somalie, l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte. Certains de ces pays connaissent une famine sans nom. J’ai 38,5° de fièvre. L’hôtesse de l’air me propose: “viande ou poisson”. Mon voisin commande du whisky, il sent le tabac froid. Je m’endors péniblement. Le voyage est terminé.
Barcelone – 30/08/11
13 jours se sont écoulés. Madagascar restera un souvenir impérissable. J’ai une pensée pour tous les visages et personnes que nous avons connu. Je pense spécialement aussi à tous nos amis croisés sur la route qui comme nous sont allés à Madagascar à la recherche d’aventure et de sensations fortes. Ce pays est grand. Prochainement nous y retournerons sans aucun doute.
Si vous souhaitez continuer à suivre mes aventures, vous pouvez vous rendre sur mon blog ou voir plus de photographies de Madagascar sur Tugna.com. Sur la page facebook de 20 jours à Madagascar, vous trouverez des trucs sympas aussi: ICI.



















